"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

lundi 30 novembre 2015

Le bordel là-haut




Le regard balancé dans le vent, paf !
Tu te cognes à un  truc immense    le ciel
prend des airs foutraques
gueules de chiens et bouches
une lampe quelque part mais où ?
C'est le bordel là-haut ! dit un haïku en rade





samedi 28 novembre 2015

Tenir un mot une chute

Nous nous tenions
dans les soirs
toi/moi
seulement ce mot     une chute
tenir  tu  disais


Tout en bas l'enfer
inconsolable 


ton visage et ta voix
je gardais tout
je t'attendais 
qui sauvais
ce qui reste
pour rester encore


Comment fuir les vagues
qui noyaient les heures
les secondes à compter
à recompter encore 
qui écrasent 

des pierres 


Jours maudits  pliés
au travers du corps  
tu les rafistolais
toute seule

avec tes mains
 








il y a un an...
Remercier ma sœur, un ange sur la Terre, 
Dominique bien sûr, Gérard évidemment,
mes amis présents Catherine, Christine, Isabelle, et Elvire  
et ceux qui m'ont aidée sans le savoir Jean-François, Catherine, une pharmacienne, une vendeuse à la Fnac, une femme sur un parking qui m'a offert une cigarette



mercredi 25 novembre 2015

Matin café



Soudain le froid  dehors
d'un bout à l'autre du ciel
plus vif plus mince
les mains autour du bol de café
solidaire


lundi 23 novembre 2015

Un velours rouge








Le coffre des images  se prend dans le filet des mots 
la mémoire s'ouvre toute seule
un éclat de velours rouge
quelquefois




dimanche 22 novembre 2015

Je te garde




En coin,
dans un coin du monde,
en face,
en lieu et place,
en amour,  
en partie prenante et liée,
je suis, pense, te pense, et en plus
en héritage,
en espérance,
en perspective
en angle aigu,
en attente de,  
en suspension,
en gants noirs,
en alerte,
je te garde.





samedi 21 novembre 2015

Ombres du matin




Simples les ombres en attente
du vent    une bourrasque 
craque le silence des rues
à la petite cuillère

et le matin déborde 

















vendredi 20 novembre 2015

Le poids du jour




On dit  pas peur,  on dit la vie et la beauté des choses, et 
on est hébétés.

Dedans/dehors est une frontière poreuse, une ligne tracée sur du sable, 
que rien n'efface.

On sourit,  mais on n'oublie pas les images, l'épouvante de la mort, 
au hasard. 

Ici et d'autres là-bas se sont rapprochés. 

On se sait pas nommer sa colère et sa rage. On est broyés. 
Souvent silencieux.

On sait que résister est un mot plein.
On ne sait pas le remplir.

Ce soir je regarderai mes mains
je sentirai le poids du jour
le poids de son poids.

Des caresses dans les paumes et tout serait ajusté
quand rien n'est juste.









Quelque chose a bougé




Des petits bouts de vie qu'on attrape ici et là.
Tout est pareil, posé sur les toits,
les arbres et les routes,
dans la chambre, et les miroirs.
C'est dans l’œil et dans le cœur
que quelque chose a bougé.



mercredi 18 novembre 2015

Tigrou ... 17 novembre



Tigrou est mort hier.
Dans nos bras, ceux de Dominique  et les miens.
Il s'est endormi tout doucement sous nos caresses et nos larmes.


Bordeaux, modelage à la tête de chat de Tigrou, 7 décembre ...
Bordeaux, modelage à la tête de chat de Tigrou, 7 décembre 2011
Posté par Brigitte Giraud sur mercredi 7 décembre 2011

dimanche 15 novembre 2015

vendredi 13 novembre 2015

Du sable dans les mains

                        


Il faudra bien
ouvrir des portes
au jour
qui perd la boussole
sa tête de jour

où va-t-on
avec du sable dans les mains
et des billes d'encre



lundi 9 novembre 2015

Terrain vague



 
 Où étais-je alors
dans ce terrain vague
de la mémoire
derrière mes yeux
qui tremblent
de trembler ?



samedi 7 novembre 2015

Autour de minuit | Recueil de photo et texte n°26


                                                                                                          Photo | Isabelle Lagny


Le vertige des plis
au paradis des traverses
une lumière blanche sur le mur
magie à l'aveugle
je tâtonne dans ce présent


un autre monde hisse le monde
par petits bouts
de petits morceaux de corps
frôlés caressés
infiniment bras bouches
confusions des secondes tombées
à genoux
dans la lenteur qui serre
une histoire échappée entre les doigts
et le ventre/boîte à nœuds de désirs
loin enfouis pour toujours

silencieux mouvements pour réveiller la terre
fouiller son humidité 
en toi
la peau jusque dans la voix
sans raison
même sombre
un phare au milieu de nulle part
la nuit respire
glisse
et s'enfonce






vendredi 6 novembre 2015

On se paume






Les ciels du soir
emballent ses ombres

parfois on perd sa fréquence
au nord
on l'égare
dans un arbre
on se paume
près
d'une rivière

et chaque fois
on enfonce 
la fièvre
ivre
de son bateau

je le jure






lundi 2 novembre 2015

La tête à l'envers des points




 .
L'infirmier est venu me refaire le pansement. 
Une cicatrice restera peut-être, 
comme une discrétion, une mouche, 
ou une petite ligne de chance sur le coin du museau. 
Il dit que c'est joli, du cousu main en espadrille. 
C'est tellement fragile, un visage !
Il est d'abord parti, puis il est revenu une heure après. Il voulait me demander quelque chose. 
Il m'a fait écouter trois chansons qu'il a composées et qu'il chante en s'accompagnant au piano.  
Donc nous nous sommes tutoyés. 
Je l'appelle maintenant "mon 'infirmier poète".


.

dimanche 1 novembre 2015

Le baiser de l'oiseau | Recueil de photo et texte n°25

                                                                                                                        Photo | Isabelle Lagny


Ils sont les chancelants
penchent tout leur corps
ramassé du baiser
ils disent que c'est le vent
rien que le vent
qui verse

ils ferment les yeux
crèvent le paysage 
un coin de ciel qui reste
le froid du monde
et la brisure
soulevés

une eau mouvante sur la nuque
après
les rince
quelque chose comme une chance 
ou une douleur
qui piaille