"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

mercredi 12 juillet 2017

Petite lumière



                                               J'entends la nuit frémir entre les draps,

                                           les petites lumières se couchent dans mes mains.

                                                 




                                         
                                                

vendredi 7 juillet 2017

Le nom des rues






Le nom des rues sur tes amours 
en vadrouille des docks sans trembler
des parcs des statues des jardins avec une fontaine
des objets de rien du tout pour la vie
toute entière des lettres que tu ne liras plus
avant longtemps
que reviennent la voix les mots
les mots dans la voix 
la chair des sons noués autour 
du corps de la nuit et toujours
l'espace laissé pour 
la brûlure


  


                                            


                               

lundi 8 mai 2017

Je te dirai





Je te dirai
c'est une musique qui monte d'en-bas
on ne sait pas d'où
vraiment on ne sait pas
puis
 
des couloirs de promesses 
en haut de la colline
ce ciel
notre bruit qui sent le vent 
en écharpe qui traîne 
n'en finit pas de traîner ébloui tremblé
dans les vitrines
puis
 
déchirées raccommodées n'importe comment
les rues dévalant la mémoire de
mes yeux 
tes empreintes digitales
et l'océan là-haut
bouche ouverte...






lundi 3 avril 2017

Depuis tout le temps




                                                                                                Photo | Guendalina Fiore





Suivre une ligne imaginaire ou non, une branche cassée.

Suivre la langue lapidaire de la marche, trois rayons de soleil et un éclat.

Tu comptes les têtes d'arbres
des yeux   une bouche  ouverte 
longue  toute verticale 

et des images en vrac un peu plus loin
que soi   malgré soi 
qui collent 

une généalogie à décliner 

dans son écorce inaccessible où
trouver une zone d'appui
sans s'effriter 
le coeur toujours et tout le temps tel que

les coups de froid    coup du sort et 
le corps tète la lumière 
des cyclones et anti 
ce qui lève

raconte
la peau les strates 
les mèches de fibres
les toucher de toute les mains
dans l'espace de la marge

où écrire la faille.


















  




jeudi 16 mars 2017

Richard Brautigan "The last of the Beats"






Halle des Chartrons à Bordeaux
J'ai filmé des fragments du spectacle du 10 mars
"The last of the Beats, Richard Brautigan en scène", des textes extraits de "C'est tout ce que j'ai déclarer" éd.Le Castor Astral, dits par le comédien Jean-Luc Debattice, soutenu par la guitare rock de Patrick Bruneau.



         

mardi 28 février 2017

Les mains toutes seules







Bientôt, on ne sait plus,
on pourrait  ne pas  croire à l'oubli
à cause du vent
quand les cheveux trébuchent sur la langue,  
est-ce qu'un chagrin meurt dans la mémoire ?

Mais les mains toutes seules
marmottent leurs arabesques.




samedi 25 février 2017

Et ton visage qui penche



Il y aurait tant à écrire
sur les pierres
des murs.

Voir plus loin,
comme au travers,
des rues blanches,
un banc au milieu d'une place,
peut-être un jardin,

et ton visage qui penche.