"Désirant et sidérant, si possible..." dit-elle.


"Désirant et sidérant, ...si possible !" dit-elle.

dimanche 15 janvier 2017

Seulement là





La nuit a resserré son étreinte autour de toi

articulé un autre langage 

dans les jointures du souffle 

où l'esprit s'absente 

tu t'appuies sur ce qui allège  

tu parviens à ne plus voir le sombre 

carreau de la fenêtre 

qui imbibe 

peu à peu tu deviens

seulement visage  seulement corps  

seulement là   




 



 






 

vendredi 6 janvier 2017

La ville serre




On claque la portière on est frigorifié

on voudrait voir des oiseaux 

pleins de froid midi passé on ne sait pas 

où ils sont on ne les entend pas 

le bruit du moteur nous recouvre 

mieux que la neige sur nos peaux 

la ville immense serre les bas côtés tord la route 

serre les arbres serre le ciel la rocade-nord serre  

serre les parois de verre  celles du corps  dedans

du blanc des nuits des vies serre

serre la gorge 











 

samedi 31 décembre 2016

vendredi 30 décembre 2016

Éclairer la vie/l'amour


                                                                         Photographie | Juliette Jourdain 


Les lampes de l'abandon
ont planté en toi leur feu.
Elles brûlent 
d'être.

Mais comment fléchir les ombres  
sur le mur
avec des miroirs convulsifs ?





vendredi 23 décembre 2016

Parfois ton visage...





Parfois d'autres attentes d'autres silences
parfois des milliards d'âmes et 
des frémissements croisés entremêlés 
parfois des désastres
comme si on avait besoin de personne il a dit 
parfois d'autres alertes des sommeils
et l'éternel égarement humain d'un courant à remonter
parfois d'autres jours 
ta présence au cœur de guingois 
et ce chemin à se creuser tout seul 
parfois une fenêtre  parfois une cloison 
où appuyer son front
parfois d'autres gestes à essayer de  
trouver la cadence de la fragilité 
le commencement de ton visage




mardi 20 décembre 2016

Quelque chose





Les images tiennent si peu la chair 
oublieuse des beautés rouges
tellement bouleversantes

dis-moi 
dis-moi quelque chose 
une vibration une harmonique
gorge langue et bouche
inaliénables
les signes inouïs
de l'inattendu 
un sac dont on ne se sépare pas
une voix collée à soi
contre le noir
qui cogne











dimanche 18 décembre 2016

La nuit penche




Ne pas éteindre la nuit qui penche
la flamme du bout du cœur  
cette grâce d'être encore

Ecoute le buissonnement de nos voix 
inventées 
dehors/dedans
un lent écoulement que c'est
dans nos veines
et le ventre
obstinées déchirantes désespérées
maigres amoureuses
pleines de plis
pleines de mousse
s'écroulent pas